L’accident vasculaire cérébral

L’accident vasculaire cérébrale est une des principales causes d’incapacité et de handicap chez les adultes. Les physiothérapeutes du Canada jouent un rôle clé dans la réadaptation des personnes qui en ont subi un en les aidant à retrouver la plus grande mobilité physique possible.

Un accident vasculaire cérébral endommage des endroits précis du cerveau à cause de l’interruption de l’alimentation en sang du cerveau (ischémie cérébrale) ou de la rupture de vaisseaux sanguins du cerveau (hémorragie cérébrale). Les cellules cérébrales de la zone atteinte cessent de fonctionner, ce qui peut entraîner la perte du mouvement, de sensations ou de processus mentaux, y compris l’élocution.

Le rétablissement des fonctions se produit en majeure partie au cours
des trois premiers mois suivant l’accident.

Incapacités causées par l’accident vasculaire cérébral

Les effets de l’accident vasculaire cérébral varient en fonction de la zone du cerveau qui est atteinte et de la gravité des dommages. Les problèmes les plus courants liés à l’accident vasculaire cérébral comprennent les suivants, notamment :

  • perte de contrôle du mouvement (paralysie ou parésie) ou perte de sensation à certains endroits du corps, habituellement du côté qui n’a pas été atteint par l’accident vasculaire cérébral;
  • changement du tonus musculaire du côté atteint, p. ex., flaccidité (aucune contraction musculaire) ou spasticité (puissantes contractions musculaires involontaires);
  • difficulté à s’assoir, à se tenir debout ou à marcher;
  • trouble de l’équilibre;
  • problèmes d’élocution ou de compréhension;
  • confusion, perte de mémoire;
  • baisse du contrôle de la vessie ou des intestins;
  • difficulté à avaler;
  • baisse du contrôle des émotions.

Signes avertisseurs

Il faut apprendre à reconnaître les signes avertisseurs d’un accident vasculaire cérébral :

  • Faiblesse – Faiblesse, engourdissement ou picotements subits au visage, aux bras ou aux jambes;
  • Difficulté à parler – Perte temporaire subite de la parole ou difficulté à comprendre l’expression verbale;
  • Problèmes de vision – Perte subite de la vision, particulièrement dans un œil, ou vision double;
  • Maux de tête – Mal de tête sévère et inhabituel subit;
  • Étourdissement – Perte subite de l’équilibre, en particulier combinée à n’importe lequel des signes ci‑dessus.

Les personnes qui pensent avoir des symptômes d’un accident vasculaire cérébral doivent consulter un médecin sur‑le-champ. L’intervention rapide peut atténuer les effets à long terme de l’accident vasculaire cérébral.

La physiothérapie peut aider

Après avoir reçu des soins médicaux pour un accident vasculaire cérébral, le patient doit entreprendre un programme de réadaptation guidé par un physiothérapeute le plus tôt possible pendant qu’il est encore hospitalisé. Les médecins peuvent en fait référer leurs patients à un physiothérapeute dans les 48 heures suivant l’accident vasculaire cérébral si le patient est stable sur le plan médical.

Certaines personnes se rétablissent des effets d’un accident vasculaire cérébral en quelques jours, mais dans la plupart des cas, l’amélioration sera graduelle tout au long de la période de réadaptation. Le rétablissement des fonctions se produit en majeure partie au cours des trois premiers mois suivant l’accident. Bien guidées, la plupart des personnes peuvent continuer d’améliorer leur rendement au niveau des tâches fonctionnelles et de leurs capacités aérobiques pendant au moins un an après l’accident vasculaire cérébral.

Le rétablissement ralentit alors, mais il peut se poursuivre pendant une période prolongée par la suite. Après que le patient a quitté l’hôpital, un programme de réadaptation peut se poursuivre dans le cadre d’un programme de physiothérapie à domicile ou en clinique externe.

Les physiothérapeutes ont reçu une formation spécialisée pour évaluer les problèmes de mouvement ou la perte de sensation qui peuvent découler d’un accident vasculaire cérébral. La rééducation des mouvements permet au physiothérapeute de rééduquer la mobilité et les activités fonctionnelles comme la capacité de se lever d’une position assise, de marcher et d’utiliser le bras atteint.

Les physiothérapeutes se concentrent plus précisément sur les aspects suivants :

  • exercices de mobilité et de renforcement du bras et de la jambe atteints;
  • « normalisation » du tonus des groupes musculaires atteints;
  • stabilité et renforcement du tronc;
  • rééducation de l’équilibre afin d’améliorer la stabilité et la coordination des mouvements;
  • amélioration de la tolérance de l’exercice et de l’endurance;
  • activités fonctionnelles visant à promouvoir l’indépendance et la participation aux activités quotidiennes;
  • rééducation de la démarche afin de promouvoir une marche sécuritaire et fonctionnelle;
  • rééducation sensorielle afin d’aider à compenser les changements ou la réduction de sensations.

 

Prévention de l’accident vasculaire cérébral

Les physiothérapeutes recommandent les mesures suivantes afin de réduire votre risque d’accident vasculaire cérébral :

  • Faites de l’activité physique – l’activité physique régulière aide à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral. Pour améliorer votre mobilité, planifiez tout au long de la journée des activités qui vous gardent en mouvement pendant au moins 10 minutes consécutives. Arrangez-vous pour que chaque mouvement compte. Totalisez tout ce que vous faites dans une journée et essayez de bouger pendant au moins 60 minutes tous les jours.
  • Vivez sans fumée – Si vous fumez, écrasez. Discutez avec votre médecin des moyens d’y parvenir. Dans les 5 à 15 ans suivant l’abandon du tabac, votre risque d’accident cérébral sera le même que celui d’une personne qui n’a jamais fumé. Si vous êtes non-fumeur, évitez la fumée secondaire.
  • Prenez des moyens de contrôler votre tension artérielle – Mangez santé. Faites prendre régulièrement votre tension si vous avez de l’hypertension. Si l’on vous a prescrit des antihypertenseurs, prenez-les exactement de la façon prescrite par votre médecin.
  • Maintenez un poids santé – Il est essentiel de maintenir un poids santé. Le surpoids aggrave votre risque d’hypertension artérielle, d’hypercholestérolémie et de diabète.
  • Réduisez le stress – Certaines personnes qui vivent avec beaucoup de stress ou avec un stress prolongé peuvent avoir de l’hypercholestérolémie et de l’hypertension artérielle. Des éléments de preuve indiquent que leur sang peut être plus susceptible de former des caillots.
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